U.P.S

Durant mon jeune âge, j’ai fait partie d’une école pas commune. Harry Potter a eu droit à Poudlard, et moi à UPS : Unité Pédagogique Spécialisé. Le genre à te faire frissonner des parents pseudo civilisés. Le principe est le même, mais il faut remplacer la magie par la réalité de la vie. J’étais jeune, pas très mûr. Ma période d’adolescence était très agitée, et c’est pour cela que j’en garde de bons souvenirs. Les rencontres que j’ai faites à cette période m’ont marqué. Les éducateurs portaient bien leur nom. Durant une courte période de ma vie, j’ai été éduqué par eux, et leur enseignement fait maintenant partie de moi. Je n’avais pas beaucoup de professeurs, mais chacun d’eux était unique dans son genre. Il y en avait un qui m’avait beaucoup marqué, il portait un nom italien. Il lui manquer un bout d’oreille, et avait un sourire carnassier.

C’était une école pas comme les autres, faite d’élèves ordinaires et dirigée par des personnes extra-ordinaires. Vanté leurs mérites est mon but, car il faut savoir reconnaître la vérité. Ces gens-là n’avaient rien d’ordinaire. Certes, ils étaient simples, mais ils s’efforçaient de nous initier à la réalité de la vie, à sa simplicité mais aussi aux problèmes dont nous devions faire face. Je me souviens des réveils matinaux, des courses à pied sur une piste d’atterrissage. Je me souviens d’avoir appris à mettre mon cerveau sur off pour pouvoir sauter d’un avion. Cela ressemblait un peu à l’armée, mais en plus humaine, plus philosophique, car en fin de compte, leur but était de nous apprendre à nous connaître nous même, où à savoir nous chercher nous même. J’en ai pris des raclés, pas très sévère, mais curatives. Je pourrais dire qu’ils m’ont sauvé, mais ils ne seraient pas d’accord, car je sais maintenant qu’ils m’ont juste appris à avoir confiance en moi, à supporter la douleur, c’est-à-dire prendre des risques, mais aussi à les éviter quand il le faut. C’étaient les Socrate de ma jeunesse, les premiers à m’initier à la base de la vie, de la réalité. Cette expérience m’a sauvé d’une mort certaine, d’une vie pas très saine. J’ai vécu des aventures ordinaires, avec des personnes peu ordinaires. C’étaient les premiers à m’apprendre le sens, comme celui du travail, ou de la persévérance. Je suis nostalgique de cette époque, de cette jeunesse pleine d’insouciances, qui aurait pu très mal tourner, mais qui m’a marqué presque au fer, pour que le moment venu, dans les moments de doute, je reconnais le bon chemin, malgré les risques qu’il comporte.

Aujourd’hui, je les respecte, car ils ne faisaient jamais les choses à moitié. Ils nous ont appris que la défaite était un passage obligatoire. Que le perdant ne connaît qu’une seule défaite dans sa vie, mais le gagnant, on connaît d’innombrables avant la victoire. J’ai appris à voir la vie tel un défi constant. Je ne les remercierai jamais assez, car avec du recul, et donc beaucoup de temps, j’ai compris que leur enseignement n’était pas pour l’immédiat, mais qu’ils avaient investi en nous pour l’avenir, et un jour viendra où je partagerais ce qu’ils m’ont transmis à la génération suivante.

Laubodile.

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