À la frontière de l’espoir.

J’habite à haï Sabbah, dans un bâtiment tout ce qu’il y a d’ordinaire si on se réfère aux critères médiocres de la majorité des promoteurs. Mon appartement est un duplex qui a deux balcons de chaque côté du bâtiment.

De l’un, je vois un quartier nouvellement né et déjà à l’agonie, avec des malformations visibles mais qui respirent malgré la difficulté que cela engendre. Ce quartier bâti sur une terre autrefois verte et fertile, n’est maintenant composées que de goudrons, de poussières et de béton sans oublier les ordures. Une simple réponse à la demande collective. Pour ceux qui ne vivent que pour boire et manger, avoir un toit au-dessus de leurs têtes, et ne réfléchissent pas à demain. Ni plus, ni moins. Juste assez pour qu’ils là ferment un temps et laissent tranquille ceux qui pensent avec leur têtes et leurs poches. Le paysage de ce lieu résume bien la politique du pays. En résumé, les responsables n’occupent leurs fonctions que pour l’intérêt personnel, mais s’il y a une menace provenant de ces « trente-cinq millions » d’habitants, alors là et seulement à ce moment, tendent l’oreille. Mais malheureusement, les demandes faites par ce peuple sont exactement celles que les politiques espèrent, Qui englobe les premières nécessités de l’homme : nourriture, habitation et travail. Mais pas la dignité, car ils pensent que cette dernière n’est point utile.
De mon autre balcon, je vois la terre mère. Un paysage des plus beaux que je ne cesse d’explorer de mes yeux en imaginant toutes les possibilités qui pourront satisfaire chaque être de cette cité. Je vois Dieu en sa création. Des montagnes en fond, suivi de maisons, pour tomber enfin sur des champs d’oliviers, traversés par des vaches, des moutons et des fermiers. Digne d’un fond d’écran Windows. Cette vaste terre verte et digne prête à être semée résume bien l’avenir que nous pourrions récolter en œuvrant sur le chemin de la droiture et de la bonté sans négliger l’incessante évolution que nous pourrions mettre à notre avantage, au lieu de la contempler de loin.

Mais chaque voyage demande la traversée d’une frontière et celle de mon espoir est un périphérique de voies rapides, traversées par des milliers de véhicules par jour. Facilitant bien des déplacements de longues distances. Mais comme j’imagine, il a été bâtis sur le mensonge et le vol. Je ne cesse de me le représenter comme le défi ultime que nous devons surmonter pour arriver enfin à nos espérances. Pour qu’enfin nous nous donnions la chance d’essayer. Car tant que nous sommes cloîtrés dans nos peurs, jamais nous ne saurons si oui ou non, ce pays aurait pu être celui qui a bercé les rêves de ses martyres.

Laubodile.

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